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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 12:06

Les équipes municipales successives répugnent toujours à supprimer

des places de stationnement pour faire aboutir des aménagements

cyclables. C’est pourquoi les pistes et bandes cyclables  sont parfois

créés avant même que nous les demandions  sur la voirie existante

ou sur des pelouses (parfois sans utilité pour les cyclistes, l'herbe

ne se plaint pas !), plutôt qu’en empiétant sur

des parkings trop souvent considérés comme privatifs par les riverains.

 

Certains projets prioritaires sont ainsi repoussés d’année en année

alors qu’ils répondent à des évidences de sécurité. C’est le cas de la

sortie du Lycée Alain exposé ci-dessous : des dizaines de jeunes et

les riverains doivent passer sur un trottoir large de 50 cm, souvent

encombré, pour ne pas déranger au maximum 7 voitures qui auraient

toujours la place de stationner 150 m plus loin.

 

Boulevard Colbert, ce sont des dizaines de places qui sont menacées

par le projet capital de piste cyclable double sens, sur le trottoir, le long des prairies.

Mais ces espaces de stationnement sont presque toujours inoccupés.

Les rares riverains qui laissent leur voiture sur la voie publique disposent

tous d’un garage et d’une cour. Et quand bien même ils recevraient

de nombreuses visites, il pourront toujours profiter des places toujours

disponibles le long du mur du CPO (détail du projet ci-dessous).

 

Rue de la Demi Lune, de très nombreux cyclistes aimeraient pouvoir

remonter le sens interdit. Cela leur éviterait un détour long de 500 m.

Ici aussi trois places de stationnement sont en jeu : celles qui sont

les plus proches du Cours Clémenceau. Le bruit court, peut-être

pour faire capoter le projet, qu’il faudrait en rayer 6 et remanier à

grands frais le carrefour. Nous démontrons ci-dessous que ce n’est

pas nécessaire. Les cyclistes n’ont pas forcément besoin de grandes

avenues, c’est bien là leur supériorité par rapport aux voitures. Ils

peuvent se faufiler par des passages étroits pourvu que la circulation

automobile soit un tant soit peu ralentie. C’est l’esprit du décret

d’août 2008 qui permet maintenant aux mairies d’autoriser les vélos

dans les sens interdits, quelle que soit la largeur disponible, pourvu

que la visibilité soit bonne et que la vitesse soit réduite à 30 km/h.

Pour la grande majorité des rues, cela peut se faire sans supprimer

une place de stationnement, à l’aide des panneaux réglementaires

et d’un peu de peinture. Et les villes de Strasbourg et de Bordeaux

qui ont généralisé ces pratiques n’ont pas assisté à une augmentation

des accidents, bien au contraire. Même les piétons apprécient que les

cyclistes aient déserté les trottoirs pour rouler sur la chaussée avec les voitures.

 

 

Veut-on oui ou non faciliter les circulations durables ?

C’est sur ces chantiers prioritaires que cela se juge et pas seulement

sur les déclarations générales, si agréables soient-elles à entendre et

même si elles s'accompagnent d'une hausse appréciable du budget d'investissement vélo..

Le soutien des électeurs à sensibilité écologiste aux élections futures est à ce prix.

Faisons vite, ça chauffe.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 13:34

La disparition des zones bleues peut favoriser le commerce de centre ville et la

circulation des piétons. C’est en tout cas démontrable autour de la

Place à l’Avoine : actuellement, les automobilistes qui veulent se

poser pour acheter leur pain ou leurs légumes ne peuvent s’arrêter

que sur les places de livraison qui sont souvent saturées (à noter

que c’est légal de s’y arrêter pour charger comme pour décharger).

Les places en zone bleue sont très peu surveillées autour de cette place,

si bien qu’elles sont souvent squattées par des voitures à la journée,

sans profiter aux commerces voisins (chacun peut le vérifier en

constatant la faible proportion d'automobilistes qui mettent un

disque, en toute impunité !). Les clients sans place préfèrent alors se garer

sur les trottoirs et le passage clouté au détriment des piétons. Comme

ces conducteurs repartent vite, ils ont la quasi certitude de ne pas

se faire verbaliser. Pourtant la gêne et le danger pour les piétons sont réels !

 

Quand les places bleues deviendront payantes, elles seront

surveillées par des agents différents, beaucoup moins tolérants.

Ces places seront donc plus souvent libres et propices à recevoir

les voitures des clients de passage. Les chauffeurs s’arrêteront,

vérifieront l’absence d’agent verbalisateur et feront rapidement leurs

courses, laissant rapidement la place aux acheteurs suivants, sans

jamais avoir besoin d’encombrer le trottoir. En cas d’apparition d’un

contrôleur, ils se précipiteront pour repartir, sans risquer véritablement le PV.


Il sera aussi plus justifié de sanctionner le stationnement sur les

trottoirs puisqu’il y aura presque toujours des places libres à proximité

(une ou deux quilles pourraient d’ailleurs être ajoutées sur les trottoirs

du carrefour, au moins le temps que les mauvaises habitudes se perdent).

 

.

 


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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 23:22
Extraits de l'étude réalisée par la société ALTERMODAL au cours
de l'hiver 2006-2007
(Analyse de la situation, enquête téléphonique,
comptages aux carrefours, premières propositions)

En orange sur fond noir, quelques remarques A bicyclette.
en jaune : quelques propositions.

LA VOITURE :

Usage prédominant de la voiture pour tous types de
déplacements hors déplacements domicile / travail :
- 69 % des déplacements à Alençon
- 92 % des déplacements pour la 1ère couronne
- 96,5 % pour la seconde couronne

Déplacements domicile / travail : 92 %

On mesure ici la dépendance des Alençonnais à la voiture et
 la révolution que peut engendrer un carburant à 5 € le litre !

91 % des ménages ont une voiture (85 % en France)
98 %en première et seconde couronne
51 % des ménages sont multimotorisés
(1,3 voitures par ménage à Alençon ; 1,95 dans la seconde couronne)
Que de place pourrait être récupérée si les ménages
 pouvaient déjà n'avoir qu'une voiture. La hausse du
carburant va induire des voitures plus petites, plus légères,
 qui prendront moins de place en stationnement et useront
 moins la voirie.

84 % des ménages de la CUA ont le permis
mais...
50 % des 18-25 ans n'ont pas le permis
21 % des Alençonnais ne l'ont pas

Accéder au permis (maintenant qu'il n'est plus donné
gratuitement à l'armée pour les garçons) est devenu
un rite de passage vers l'âge adulte et un signe de réussite.
 Abandonner la voiture par la suite peut être perçu comme
 un retour à l'enfance qui se traduit par la réflexion suivante,
 entendue quand on demande à un jeune adulte pourquoi il ne
souhaite pas faire ses déplacements à vélo : "je vais pas
 aller en vélo, j'suis grand, j'ai le permis et ma voiture".

LES BUS URBAINS :

Des réflexions identiques peuvent être entendues à propos
 des bus seulement utilisés par les publics contraints: scolaires,
 vieux et chômeurs (ce n'est pas le cas dans toutes les villes).

65 % des usagers du bus n'ont pas le permis
37 % n'ont pas de voiture au foyer

Changer de mode de transport vers le bus ce n'est pas seulement
changer d'habitudes c'est aussi prendre le risque que votre entourage
 croit que vous avez perdu votre permis, que vous êtes ruiné...
Les élus et les leaders d'opinion doivent montrer l'exemple et
se déplacer ostensiblement à vélo et en bus.

2 % des actifs alençonnais vont au travail en bus
1 % des actifs de la CUA vont au travail en bus
46 % des usagers ont moins de 18 ans
45 % des déplacements en bus pour usage scolaire

Il y a une bonne marge de progression. Si ces chiffres passaient
à 15 % pour les travailleurs comme dans beaucoup d'autres villes,
 ce serait la fin des bouchons et des problèmes de stationnement
aux heures de pointe.
Encore faudrait-il que les lignes desservent les lieux de
travail avec une bonne cadence.

Actuellement, seule la ligne 1 (Courteille - Perseigne) a une bonne fréquence.
Elle draine 70 % des passagers.

LES BUS INTERURBAINS
(ils viennent des communes situées au-delà de la communauté
urbaine et sont gérés par le Conseil Général)

- 7 % des élèves et 3 % des étudiants les empruntent
- ils représentent 0 % pour tous les autres types de déplacement
(même pour les déplacements domicile  / travail)
- les offres ne sont pas calées sur les horaires d'une grande partie des actifs
- pas de tarif préférentiel pour les actifs
- pas de communication sur le coût comparé par rapport au même trajet en voiture.

  Là encore, il y a de bonnes perspectives de progression du bus, surtout
quand on observe les données suivantes concernant le travail et auxquelles
 il  faudrait ajouter les autres motifs de déplacements obligatoires
 (soins, achats...)  :

- 30,7 % des salariés de la communauté urbaine viennent de l'extérieur

- 810 viennent des communes de l'"Est alençonnais"

- 429 viennent des abords de la forêt de Perseigne
- 1273 viennent des abords de Saint-Paterne
Une ligne de bus adaptée aux heures de travail serait la bienvenue

- 208 viennent des communes proches du Mêle sur Sarthe

- 448 viennent de la vallée du Sarthon et 494 des abords de Pré-en-Pail
Est-il si urgent de fermer la ligne de SNCF qui pourra transporter ces
 travailleurs quand l'essence sera à 4 € du litre ?
Et en attendant, on peut penser à des bus venant de Pré-en-Pail
qui rejoindraient une plate-forme d'échange située autour du grand
parking du Hertrée.
Là les travailleurs retrouveraient une petite voiture restée à demeure,
 un vélo ou une navette qui leur permettrait de finir leur trajet.
Quelques services rendraient les temps d'attente moins pénibles :
abri chauffé (point de rencontre pour covoiturage), vente de journaux,
 restauration rapide...

- 420 employés viennent des abords de Fresnay
Ce trafic contribue à l'engorgement de la rue de Fresnay.

- Le pays de Sées fournit 355 "travailleurs" et le secteur d'Argentan 135
Pour ces derniers migrants, le train est la solution d'avenir pourvu
 qu'ils trouvent près des gares des lieux pour garer une voiture ou
un vélo (parking sécurisé), une navette...

Les solutions proposées ont un coût qui peut être absorbé par les
économies que feront les différentes collectivités sur les ronds-points
 et les déviations qu'ils n'auront plus à construire. Ces équipements
étaient rendus nécessaires par la profusion des gros véhicules individuels
 occupés par un seul passager et générateurs d'encombrements.

Encore faudra-t-il que les élus issus de deux régions, trois
départements et une dizaine de communautés de communes
 trouvent un terrain d'entente et l'imposent aux sociétés privées
 détentrices des marcheés publics de transports. Dans ce
domaine, le Grand Alençon préconisé par Alain Lambert
aurait été judicieux (à condition de ne pas le mobiliser
 au profit de la création d'une déviation ouest d'Alençon
complètement anachronique).
Mais il est peut-être possible de trouver un arrangement juridique
 pour créer une méga communauté urbaine, correspondant au
 bassin de vie et  réduite à la compétence transports.
Il faut agir, l'avenir de la ville en dépend, les automobilistes
 sont au pied du mur et les trésoreries familiales se vident.


.
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 00:08
Au coeur de Perseigne, sur l'avenue J. F Kennedy, vous ne pouvez pas faire 30 m sur
la nouvelle piste cyclable sans rencontrer un stop. De quoi vous décourager de monter sur un vélo.



Même quand les vélos croisent une sortie de parking contenant moins de 10 véhicules,
ce sont les voitures qui sont prioritaires !
D'ordinaire, les rues sont prioritaires par rapport aux sorties de parking !
(un simple cédez le passage aurait déjà été plus acceptable).
On aura du mal à nous faire croire que la municipalité précédente faisait du vélo une priorité !

Nous n'avons jamais été consultés pour la création de cette piste.
Un exemple de gaspillage d'argent public par des élus qui se disaient champions de gestion.
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 13:15
Les  listes Marc Le Picard et 100 % à gauche Christine Coulon nous ont répondu vendredi 29 février. La liste Joaquim Pueyo nous a confirmé sa réponse samedi 1er mars. Le Conseil d'administration en a pris connaissance et propose quelques commentaires que nous avons ajoutés à l'article situé plus bas sur cette page.

Les trois listes d'Alençon semblent en fait nous avoir répondu plus tôt mais les trois messages se sont égarés dans le système de protection de messagerie.
Maintenant tout est rentré dans l'ordre.


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 00:49
Vous trouverez ci-dessous le texte de notre questionnaire en Noir.
Nous avons ajouté en bleu, les réponses de la liste Marc Le Picard
Vous trouverez en rose orangé, les réponses de la liste Joaquim Pueyo
Les réponses de la liste 100 % à gauche Christine Coulon sont en rouge vif.
En noir et [entre crochets] nous ajoutons quelques commentaires A Bicyclette



L’association A Bicyclette a été fondée il y a trois ans quand ses membres ont pris conscience que la raréfaction du pétrole et le dérèglement du climat nous contraindraient à changer nos modes de transports et que le vélo utilitaire était un des substituts pratiques de la voiture. Elle a fait le pari qu’une partie des solutions concrètes  d’adaptation du réseau viendraient des meilleurs experts : les usagers eux mêmes. Par soucis de transparence, toutes  ces idées ont été décrites gratuitement avec photos et plans sur le blog www.abicyclette.over-blog.com, à la disposition de tous. Des lettres de rappel résumant nos solutions et renvoyant au blog ont été adressées régulièrement aux élus.


Après trois ans de concertation en pointillés, une petite partie de nos demandes ont été réalisées mais moins que dans beaucoup d’autres villes comme Strasbourg, Bordeaux ou même Paris. Quand nous proposions des mesures modestes on nous accusait de vouloir « bricoler ». Quand nous avons proposé des projets plus coûteux nous n’avons pas eu de réponse (piste le long de la Sarthe, pose de quelques feux tricolores à poussoir…). Les cyclistes craintifs n’ont donc pas encore pu se lancer en toute sécurité (Peut-être ont-ils continué à investir dans la voiture). Il faut les inciter à faire des économies, tout en préservant la planète, en passant au vélo pour une partie de leurs trajets. D’autres engagements n’ont pas encore été tenus. Des désaccords subsistent.

Nous ne nous contenterons pas de la promesse de dizaines de kilomètres de pistes cyclables, surtout si leur revêtement continue à être inadapté à nos pneus fins ou aux petites roues des rollers,  surtout si elles sont discontinues, doublent des rues déjà calmes,  ne vont nulle part ou sont interrompues par des points noirs maintenus pour ne pas froisser les automobilistes. Les bandes cyclables de l’avenue de la République sont un progrès mais les cyclistes sont supposés se débrouiller sur la jungle des ronds points très coûteux à construire. La voie verte prévue jusqu’au Perche ne résout en rien les besoins de déplacement des cyclistes vers leur travail, les écoles ou les commerces. Au delà de Semallé, c’est un pur produit de loisir qui va consommer la part déjà modeste des finances publiques que les communes consacrent au vélo utilitaire. Malgré tout, nous y sommes favorables car le vélo loisirs doit être développé aussi, et de surcroit cet aménagement permet de maintenir le tracé de la ligne SNCF dans le domaine public.

Voici une sélection de quelques propositions concrètes, parmi les plus entendues. Nous aurions pu en argumenter d’autres si nous avions eu accès aux études achetées par la ville.

1- Comptez-vous rendre publique l’étude sur la circulation que la ville a payé 90 000 € à la société Altermodal avec nos impôts ? Sans les comptages détaillés de circulation et les réponses des Alençonnais à la grande enquête téléphonique, les électeurs ne peuvent pas contrôler si ce qu’on leur propose correspond aux besoins des usagers.
100 % à gauche : Rendre publique cette étude nous paraît effectivement aller de soi.

2- A quelle échéance comptez-vous terminer le plan cyclable publié en 2004, particulièrement l’ « axe partagé » de la  rue Saint Blaise, les pistes cyclables de la rue de Bretagne, la Sente des Larrons, la piste de Parc Courbet avec prolongement jusqu’à Condé le long de la Sarthe en passant sur une passerelle à construire au niveau de la base de canoë ? Cette passerelle relierait aussi le quartier de Villeneuve au bourg de Saint Germain (près du salon de coiffure).
100 % à gauche : Le plus tôt pôssible. Nous nous renseignerons sur l'échéancier prévu et les causes éventuelles de retard.

3- Quand réaliserez-vous les aménagements qui nous ont été promis en novembre 2006 : pouvoir remonter les sens interdits des rues A. M. Javouhey et devant la Cité administrative, les arceaux de stationnement de la Cité administrative, de la rue du Bercail et de la Halle aux Toiles, la piste à la place de l’ancienne station d’épuration... ?
100 % à gauche : Même réponse

Ferez-vous le choix d’inverser la priorité accordée à la voiture vers les transports en commun et les circulations douces :

A - par l’amélioration du réseau de bus :

4 - Subventionnerez-vous une baisse du prix du ticket de bus  plutôt que de dépenser la même somme dans des travaux routiers ?
100 % à gauche : Ceci est déjà dans notre programme.

5 - Refonderez-vous la circulation des bus pour les rendre plus pratiques et plus rapides comme le préconise Altermodal  (petites navettes dans le centre…). Créerez-vous des voies de bus en site propre ou des échappatoires à certains carrefours en prenant de l'espace aux véhicules individuels (Rue de Bretagne) ?
100 % à gauche : Ceci est également envisagé dans notre programme ; à voir suivant les études déjà faites.

6 - Proposerez-vous un service de bus nocturne
vers les zones de loisir ou de travail ?
100 % à gauche : idem

7 - Favoriserez-vous le transport des bicyclettes par les bus qui desservent les confins de la CUA (râtelier à disposer au dessus du pare-chocs avant, à l’arrière le chauffeur ne peut pas contrôler le chargement des vélos) ?

100 % à gauche : L'idée ne manque pas d'être intéressante mais reste surprenante. C'est à voir en fonction de la demande, des réalisations déjà effectuées ailleurs et des possibilités, notamment en matière de sécurité car le ratelier à l'avant n'est pas a priori sans poser problème.

B - par des restrictions modérées pour les voitures :

8 - Prononcerez-vous  immédiatement un moratoire sur les aménagements les plus coûteux incitant à l'usage exclusif de l'automobile et la « fluidification » du trafic (abandon du projet de déviation ouest de la ville à travers la campagne et la superbe vallée de la Sarthe, rond point près de Marguerite de Navarre…) ?
100 % à gauche : Notre projet pour Alençon prévoit la sortie du tout-voiture au profit du développement des transports en commun et des circulations douces. Les coûteux projets de déviation et de rond points seront évidemment annulés. Les crédits économisés pourront ainsi être réinvestis dans la création ou la sécurisation de pistes cyclables.

9 - Cesserez-vous d’accepter l’aménagement coûteux de parkings en centre-ville pour les reporter en périphérie (avec navettes de liaison)  ? Le parking souterrain a été un gouffre financier et de plus, il est constamment  vide ?
100 % à gauche : Le paragraphe « Transports » de notre programme contient déjà des propositions en ce sens.

10 – Rendrez-vous intraversable le centre-ville et les quartiers résidentiels pour les voitures
. Cela évitera les véhicules rapides qui polluent l’ambiance rue du Château, Grande Rue, rue de la Suifferie… en cherchant à gagner trente secondes par rapport au même trajet par les boulevards (conserver l'accessibilité du centre pour les véhicules des riverains, clients, bus, livraisons…) ?
100 % à gauche : Ce serait effectivement à étudier afin d'éviter ce côté « parcours gain de temps ». En revanche le terme « intraversable » nous paraît à éviter.

11 - Pour les piétons et cyclistes, oserez-vous mettre des passages sur-élevés ou planterez-vous des feux tricolores actionnés par des boutons poussoirs
pour le franchissement des rues étroites très fréquentées en double sens ? L’équipe actuelle a refusé de le faire pour la traversée de la route de Paris près du théâtre et surtout au croisement du boulevard Mézeray et de la Sente du Milieu près du lycée Alain.
100 % à gauche : Vous avez raison, certaines traversées de rue posent de graves problèmes de sécurité qu'il faut étudier au plus vite. En revanche nous restons sceptiques quant à la solution des assages sur-élevés.

12 - Réduirez-vous la circulation et le stationnement automobile aux abords immédiats des établissements scolaires
pour faciliter la circulation des piétons et cyclistes (la sortie du Lycée Alain vers la Sente du milieu est emblématique. La municipalité a toujours refusé de déplacer les 7 places de stationnement pour protéger piétons et cyclistes) ?

100 % à gauche : Ceci paraît inéluctable et tous les acteurs concernés doivent être associés aux réflexions.

13 - Interdirez-vous tout dépassement rue du Collège ?

100 % à gauche : Il y en a ? [Oui, certaines voitures doublent les cyclistes à tout prix. Nous conseillons aux vélos de rouler dans l'axe de la chaussée mais  certains n'osent pas et frôlent les quilles au risque de s'y accrocher.]

14 - Rembourserez-vous encore les déplacements des élus et des employés qui circulent en voiture sur des trajets desservis par le train ou un covoiturage ? Que ferez-vous concrètement pour que le personnel municipal utilise les vélos de service à la place des voitures, quand c’est possible ?

100 % à gauche : Nous privilégierons au maximum les transports les moins polluants en incitant les personnels à les utiliser, mais pas de mesure coercitive pour l'instant, sauf bien sûr en cas d 'abus manifeste.

C - En facilitant la circulation des cyclistes et des piétons :


15 - Créerez-vous une ligne budgétaire vélo comparable à celle affectée aux déplacements motorisés, tant dans l’investissement que dans l’entretien du réseau (7 € par an et par habitant. Pour Alençon ce n’est que la moitié du coût des inutiles machines à voter !) ?
100 % à gauche : C'est une proposition intéressante que nous retenons.

16 - Assurerez-vous la continuité des parcours cyclables
, particulièrement entre les communes de la CUA ? Exemple de la Sente du Milieu qui relierait Lancrel à Damigny (bourg et l’IUT) sans pratiquement rencontrer une voiture.
100 % à gauche : Le plus possible.

17 - Mettrez-vous en place un système de location de vélos aussi pratique que le Vélib parisien mais de gestion publique (celui de Caen ouvre le 28 mars prochain avec aide régionale : un vélo acheté, un vélo offert) ? Verdun, ville de 30 000 hts s’y prépare. Des prêts d’une semaine à 3 mois pour les stagiaires et touristes sont aussi possibles.
100 % à gauche : Ce sera bien sûr, à terme, un objectif.

18 - Autoriserez-vous les vélos en sens interdit dans la majorité des rues en zone 30
: la Grande Rue (en ralentissant encore les voitures) ; rue du Jeudi (de la Poste à la Grande Rue) ; rue du 49 ème Mobiles, rue Cazault, rue Eugène Lecointre ; rue des Grandes Poteries, rue des Réservoirs… ?  Ces changements ne sont pas dangereux, il n’y a pas eu d’accident rue de Lancrel.
100 % à gauche : Là encore le plus possible, mais il est difficile de répondre avec précision avant d'avoir les données exactes et complètes des situations. Sinon, dans l'intention, nous sommes favorables.

19 - Achèterez-vous une machine capable de nettoyer les pistes cyclables étroite
s ?
100 % à gauche : Pourquoi pas si l'investissement en vaut la peine

20 - Entretiendrez-vous le revêtement des rues en pensant aux cyclistes :
pavés branlants du haut de la Grande Rue, montée de la rue Saint Blaise, rue de la Halle aux Toiles… ?
100 % à gauche : C'est primordial.

21 - Délimiterez-vous enfin les bandes cyclables à la peinture rugueuse (comme les bords d'autoroute), pour que les automobilistes ne puissent plus ignorer qu’ ils les chevauchent ?

100 % à gauche : A priori oui. Y aurait-il des oppositions

22 - Aménagerez-vous un stationnement vélo sécurisé
contre le vol et les dégradations proximité ou dans tous les édifices publics : écoles, administrations... A la gare, mettrez-vous pour condition la présence d’un parking sécurisé dans l’enceinte SNCF pour le financement municipal de la rénovation ? L’imposerez-vous dans toutes les constructions où la ville est partenaire (le Coubertin n’a pas de stationnement vélo !) . Ferez-vous évoluer les règlements pour l’intégrer aux obligations du permis de construire ?
100 % à gauche : Oui, il faut augmenter les capacités existantes.

23 - Ferez-vous déplacer les obstacles et les enseignes commerciales quand ils nuisent à la circulation des piétons et cyclistes sur l’espace public (Grande Rue) ?
100 % à gauche : Pourquoi pas si c'est une demande forte.

24 - Impulserez-vous des découvertes touristiques d'Alençon à vélo ?
100 % à gauche : Idée intéressante qui ira sans doute de pair avec un  système de location de vélos.


D - par des choix politiques

25 - Favoriserez-vous le commerce et les services de proximité qui évitent aux habitants de prendre leur voiture pour aller faire leurs courses dans les grandes surfaces périphériques ?
100 % à gauche : Dans la mesure des pouvoirs de la municipalité, oui

26 - Montrerez-vous l'exemple en arrivant à vos rendez-vous publics à vélo pour pouvoir mieux l'imposer à une partie de vos employés ? Dans les cas où cela ne gêne pas le service le vélo est souvent plus efficace.
100 % à gauche : C'est déjà le cas pour bon nombre de candidats de notre liste.icace et rapide.

27 - Continuerez-vous à étendre la zone 30 avec véritable verbalisation pour ceux qui ne la respectent pas. Idem pour les stationnements sur les bandes cyclables de la rue de Lancrel, les trottoirs de la Place Foch et de la rue Balzac… ? Est-il n’est normal que les sanctions tombent surtout sur ceux qui oublient de payer les parcmètres alors que ces actes ne représentent pas un danger pour les piétons ?
100 % à gauche : Tout à fait d'accord avec vos remarques.

28 - Ferez-vous la promotion du Code de la rue (différent du code de la route) dans les zones 30 ? Il préconise la priorité au plus faible : la voiture laisse passer le vélo, le vélo s’arrête pour le piéton, l'adulte laisse la place à l'enfant , à l'handicapé... Si deux usagers de force équivalente se rencontrent, c'est priorité à droite... (ce système est généralisé en Belgique, plus besoin d’aucun panneau).
100 % à gauche : D'accord là aussi sur le principe ; restent à voir les modalités pratiques de cette promotion

29 - Développerez-vous la téléconférence pour les réunions ?
100 % à gauche : Tout dépend du type de réunion. N'oublions pas que le contact est important pour que les gens se comprennent. Alors oui sauf lorsque cet outil deviendra un outil de déshumanisation.

30 - En plus de l’amélioration de la ligne Caen – Tours et de la gare, penserez-vous à une réouverture possible de la ligne SNCF vers Pré-en-Pail aux passagers, à moyen terme, avec densification de l’urbanisation et des zones d’activités à proximité ?
100 % à gauche : Il faudrait voir si cela correspond à un réel besoin et à une réelle avancée.

31 - Aux élus sortants : pourquoi n’avez-vous pas anticipé l ‘avenir en mettant en application ces mesures avant que l’on ait besoin de les demander. Aucune de ces propositions ne peut provoquer une hausse des impôts, bien au contraire : elles s’équilibrent sur les réductions des budgets consacrés aux déviations, parkings et ronds points.
 
100 % à gauche : Encore faut-il avoir assez d'influence sur l'équipe dirigeante.


Réponse au questionnaire de l’association A bicyclette
Par Philippe Drillon
Pour la liste de Marc Le Picard

J’accuse réception de votre questionnaire envoyé à tous les candidats aux élections municipales d’Alençon.
Avant d’y répondre je tiens tout d’abord à vous préciser que depuis plus de 15 ans, les équipes municipales successives ont bien pris en compte l’intégration du vélo dans les aménagements urbains. Par ailleurs depuis sa création votre association a été associée aux différents groupes de travail que j’animais au titre de mes fonctions de maire-adjoint en charge des questions de circulation. Vous y avez participé assidument. De même vous avez été associé dans l’un des groupes de travail dans le cadre de l’élaboration du Plan Global des Déplacements (PGD). Cette collaboration et les réalisations qu’elle a permises, a été publiquement reconnue par votre président, Patrick Gaborit. Je rappelle aussi que cette collaboration a conduit la ville à vous aider pour l’achat d’une machine à graver les vélos. Aussi je suis surpris par le ton de votre questionnaire qui tranche singulièrement avec l’esprit constructif que nous avons collectivement entretenu au long de ces années de travail en commun. Cela ne peut que desservir la cause que vous défendez, ce qui n’est pas votre et notre objectif. Je tiens cependant à répondre à votre questionnaire en apportant les éclairages suivants :
Toute personne de bonne foi reconnaît que des progrès considérables ont été faits dans les aménagements pour les vélos :

[Remarque A Bicyclette. : Notre ton est celui de la majorité de nos adhérents qui souhaitent circuler à vélo en toute sécurité et qui ont tenté de se faire entendre pendant des années par d’autres moyens sans avoir le sentiment d’être écoutés.  Mais A Bicyclette ne nie pas les progrès accomplis et apprécie d'avoir été invité aux commissions à la mairie.]

  • Plusieurs kilomètres de pistes et bandes cyclables ont été aménagés : chemin de Haut Eclair, avenue Kennedy, avenue Mauger, avenue de Quackenbrück, Avenue Rhin et Danube et Mantelet, avenue de Basingstoke, boulevard Koutiala, rue Ampère, rue Augustin Fresnel, chemin de Maures, boulevard de la République et rue Demées (liste non exhaustive). A noter que tous les carrefours à feux de ces voiries sont équipés de sas pour les vélos.
[remarque à Bicyclette. : Sur ces pistes, les cyclistes ne sont jamais prioritaires par rapport aux voitures, même quand ils croisent des sorties de parkings très peu fréquentés. Nous souhaitons pouvoir circuler sur ces pistes sans être obligés de poser le pied à terre tous les 30 m ! Cet inconvénient aurait pu être évité si nous avions été consultés, plans en mains.]

  • Cette politique sera poursuivie durant le prochain mandat (2008-2014) notamment avec l’aménagement des entrées de ville sud et ouest et l’achèvement de la boucle urbaine à dominante verte inscrite au schéma deux roues actualisé en 2004.
  • Zone 30 : la zone 30 du centre ville a été agrandie. Les aménagements du centre ville contribuent à une vitesse apaisée de l’ensemble des usagers. Nous projetons de rénover la Grande Rue (partie nord) avec la prise en compte de la problématique « vélo ».  De nouvelles zones 30 ont été créées notamment dans les quartiers résidentiels à l’image du quartier d’Alençon village. L’objectif est que tous les lotissements à caractère résidentiel passent progressivement en zone 30.
[remarque A Bicyclette. : Il faudra encore que ces nouvelles zones 30 des quartiers résidentiels soient effectivement réservées aux riverains. C’est pourquoi nous souhaitons que l’on ne puisse pas y circuler rapidement en voiture (tout en pouvant le faire à pied ou à vélo.]

  • Contre-sens cyclable : après une première expérience réussie rue de Lancrel, nous envisageons des réalisations de ce type sur d’autres voiries comme la rue Anne-Marie Javouhey (réalisée à l’issue de la réfection de la voirie prévue cette année).
[remarque A Bicyclette : Vous ne vous engagez pas clairement sur les autres rues, particulièrement sur le tronçon de la Grande Rue situé entre la rue  aux Sieurs et la rue de Lattre de Tassigny.]

  • Stationnement : sur vos propositions plusieurs espaces de stationnement ont été réalisés ; d’autres sont en cours de réalisation, en particuliers : toutes les écoles primaires seront dotés d’un parking couvert et sécurisé pour inciter les élèves à venir à l’école en vélo. A la gare sera installé un premier équipement qui permettra un stationnement sécurisé des vélos (chaque usager disposera d’un box fermant à clef). Si cela donne satisfaction et que la demande existe, d’autres équipements seront installés. J’indique que ces équipements sont autonomes et fonctionnent avec une électricité produite à partie de panneaux photovoltaïque.
[remarque A Bicyclette : La précision de votre réponse implique que le matériel semble déjà avoir été choisi alors qu’aucune concertation n’a encore eu lieu sur le projet de rénovation de la gare dont la ville n’est qu’un des partenaires.  A Bicyclette regrette que votre programme  reprenne une attitude  critiquable de la municipalité sortante : décider avant toute concertation. Nous pensons qu'à la gare, une offre diversifiée de stationnement vélo, correspondant aux différents types d’utilisateurs est possible. La localisation de ces aménagements sera aussi importante que leur nature. Les décisions sont à prendre en relation avec les futurs utilisateurs.]

  • Voies piétonnes ouvertes aux vélos : après une large concertation [ suite à la pétition d’A Bicyclette] avec toutes les parties prenantes, nous avons autorisé la circulation des vélos dans le secteur piétonnier du centre ville à l’exception de la rue aux Sieurs.
  • Autres aménagements : d’autres aménagements ont été réalisés dont l’objectif est de ralentir la vitesse des véhicules et donc de sécuriser la circulation des vélos et des piétons ; ralentisseurs ou coussins berlinois, notamment à proximité des établissements scolaires. Des feux « piétons » ont été installés sur les passages piétons jugés dangereux (lycée Alain, avenue de Quackenbrück,…). D’autres carrefours pourront être équipés.
[remarque A Bicyclette : les feux flash installés  sont totalement  inefficaces, nous préférons toujours des feux tricolores à poussoir et des passages surélevés.]

Sur les autres domaines de votre questionnement, je tiens aussi à apporter les précisions suivantes :

  • Plan Global de Déplacement : comme je l’indique plus haut, votre association a été associée à cette démarche dans un groupe de travail et vous avez donc eu accès aux informations concernant le diagnostic (enquête ménage, enquête stationnement, comptage aux principaux carrefours,…). De plus il vous a été présenté la priorité (lors d’une réunion en mai dernier) de ce plan global de déplacement à savoir «L’amélioration du réseau de transport urbain », priorité issue du diagnostic. Vous avez été aussi associés à une première réunion de travail sur les scénarios. Cependant dans l’attente de la désignation du délégataire du service public des transports urbains (intervenue en novembre) et de la période électorale qui s’ouvrait, il nous a semblé logique que ce soit la nouvelle équipe municipale qui fasse les choix dans les scénarios. Pour notre part, nous continuerons à vous associer à la poursuite de cet important travail.
 [remarque A Bicyclette : Les résultats de l’enquête téléphonique et de stationnement nous ont en effet été présentés en diaporama mais sans que nous ayons le temps de les mémoriser. Ces chiffres précis nous auraient été indispensables pour une argumentation efficace. A l’issue de la réunion, nous avons demandé oralement une copie des statistiques.
Après plusieurs mois d’attente, nous avons renouvelé cette demande par écrit sans en obtenir satisfaction.
Les résultats des comptages de circulation ne nous ont jamais été présentés ni communiqués.
Quand aux conclusions provisoires du cabinet d’études prévoyant trois scénarios, nous pouvons comprendre que vous n’ayez pas souhaité les diffuser avant le renouvellement de la concession. Mais après cette signature, il nous semblait que les données auraient pu être mises sur la place publique pour être un des sujets de la campagne électorale. En agissant de la sorte, vous semblez vouloir décider avec le cabinet d’étude après avoir présenté un projet pratiquement « ficelé » à la population, sans possibilité de modification sensible, si ce n’est à la marge.
Dans l’avenir, nous nous engageons, dans la mesure de nos moyens, à participer avec un esprit constructif, à toutes les étapes de cette importante concertation, quelle que soit l’équipe municipale qui sortira des urnes.]

  • Transports urbains : notre volonté est d’améliorer en permanence ce service et de le développer (voir ci-dessus) en encourageant notamment l’utilisation des transports urbains pour les trajets domicile-travail. Des expériences de services nocturnes seront mises en place notamment en lien avec des établissements comme La Luciole.

  • Parking de dissuasion : nous souhaitons mettre en place une navette gratuite entre l’esplanade du Hertré (près du Parc Elan) et le centre ville afin d’offrir un espace de stationnement gratuit, notamment à tous ceux qui travaillent en centre ville.

On peut toujours mieux faire mais les élus ne peuvent travailler pour une seule catégorie d’usagers, même si, dans le domaine de votre interpellation, nous pouvons être tous tour à tour, automobiliste, cycliste, usager des transports en commun ou piéton. Dans chacun de ces usages nos attentes sont parfois contradictoires ; c’est aux élus qu’il revient de faire des choix ; j’assume totalement tous ceux qui ont été faits depuis que je suis en charge de ces questions. Ils sont le fruit d’un équilibre, d’une recherche permanente de l’intérêt général et de la satisfaction globale des attentes de la population.

[Remarque A Bicyclette : Nous apprécions que vous repreniez notre proposition de parking –relais sur l’esplanade du Hertré publiée dans ce blog et dans l'Orne Hebdo dès 2006.
Par ailleurs, vous devez effectivement ménager toutes les sensibilités électorales. C’est le lot de tous les responsables qui souhaitent se faire réélire. Mais il nous a semblé que des revendications claires des cyclistes pouvaient justement vous aider à contrer les demandes parfois exagérées et sans avenir des automobilistes. « Faisons vite ! ça chauffe ! »]
                               
   Réponses de la liste Joaquim PUEYO
    Aux membres de l’association “A Bicyclette”

    Depuis trois ans qu’elle existe, votre association a mené un travail considérable pour la promotion du vélo utilitaire dans la Communauté Urbaine d’Alençon.  A ce titre, votre questionnaire adressé aux candidats aux élections municipale est pleinement légitime. J’ai pris connaissance, avec mes colistiers des questions pointues que vous posez. J’ai répondu à certaines d’entre elles lors du point rencontre où j’ai eu le plaisir de voir M. Gaborit. Toutefois, je ne peux répondre à toutes, ce travail devant être mené en collaboration avec les services techniques, les représentants des associations - dont vous faites partie - et les habitants qui seront associés aux décisions les concernant par le biais des conseils de quartier.

    Je peux cependant m’engager sur certains points en m’appuyant sur le programme que mon équipe et moi-même proposons aux électeurs. Toutes les décisions ne sont pas prises par avance, voilà pourquoi nous ne pouvons pas répondre aux trente questions que vous nous avez adressées. J’aimerais rappeler simplement le  principe au coeur de ce projet: la concertation en amont entre toutes les parties concernées, garante  du pragmatisme que j’entends incarner.

    Ainsi, je m’engage à rendre publique l’étude sur la circulation que la ville a commandée à la société Altermodal. Ce rapport, dont vous rappelez à juste titre qu’il a été payé par les impôts des habitants, doit être communiqué à tous. Le plan cyclable publié en 2004 doit être terminé avant la fin de la mandature, tout comme les divers aménagements promis en novembre 2006.
   
    La collectivité locale doit encourager les moyens de déplacement alternatifs à la voiture.
En premier lieu, il faut favoriser le commerce de proximité pour diminuer les besoins de déplacement. Il faudra tout faire (notamment dans un nouveau plan de circulation) pour adopter, ou faire progresser dans les faits, le code de la rue.

    Nous encouragerons fortement la circulation à vélo: les sens-interdits doivent être progressivement ouverts aux cyclistes. Il faut créer un nombre significatif de pistes cyclables séparées de la chaussée, multiplier les bandes cyclables sécurisées et séparées des véhicules à moteur par une « bande rugueuse-sonore ». La Ville ou la Communauté Urbaine  devra s’équiper d’une balayeuse de faible largeur. La rénovation de la gare SNCF doit impérativement inclure un garage à vélos sécurisé. Il n’est pas exclu d’étudier un système de locations de vélos adapté à la taille de la ville.

    La municipalité et la communauté urbaine doivent mettre en place et encourager les ramassages scolaires à vélo ou à pied  par les parents ou d’autres adultes (vélo-bus ou pédi-bus)
Nous voulons développer les transports en commun en ville (bus, mini-navettes, voire Vélo-taxi) en élargissant les horaires le soir et le dimanche et en desservant mieux les communes environnantes. Les tarifs pratiqués devront encourager l’utilisation des transports en commun.

    Si toutes vos questions ne trouvent pas réponse ici, sachez que mon équipe et moi-même saurons vous écouter. En effet, votre action, votre expérience, vos propositions au service de tous doivent faire de vous un partenaire incontournable pour une municipalité consciente des défis environnementaux à relever à l’aube de ce XXIeme siècle.

                            Joaquim Pueyo


____________________
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 20:28
Nous avions réagi dans l'Orne Hebdo du 15 janvier aux voeux
d'Alain Lambert, qui faisaient un peu la part belle  aux projets
de travaux routiers (article reproduit ci-dessous). Nous  souhaitions
par exemple la mise en place d'un vrai site internet de covoiturage
permettant aux ornais de se grouper pour leurs déplacements .

Nous nous réjouissons de la création de ce site (voir Orne Hebdo du 29 janvier, p.8).
Il est doublement accessible : www.covoiturage.orne.fr ou par téléphone 0 820 820 138.

Souhaitons maintenant qu'il ait les moyens de fonctionner, que
le public l'adopte et qu'un maximum d'administrations l'imposent
à leurs employés pour leurs déplacements  professionnels.
Cela fera des économies de voitures de fonctions et
de remboursement de frais de déplacements.
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 13:21
C'est sous le titre  "Trains, bus, vélo" que le journal Orne Hebdo publie
notre réponse aux voeux exprimés par A. Lambert aux maires du
département  (Article du 15 janvier faisant suite au compte rendu du 8
janvier dans le même journal). Merci à cet organe de presse
d'avoir bien voulu publier intégralement notre avis :

"Votre compte-rendu des vœux d’Alain Lambert aux maires
(édition du 8 janvier) évoque des slogans dans lesquels chacun
peut se reconnaître : « une Orne championne pour la qualité de
son environnement… Une Orne qui ne se contente pas de parler
de développement durable… Une Orne propre… Une Orne
qui anticipe et invente le monde de demain ».

Et quels projets sont déclinés juste en dessous ? : deux lignes
sur la liaison SNCF et surtout 17 lignes pour des travaux routiers (photo à l’appui).

Est-ce vraiment cela le développement durable au début de la hausse des carburants ?
Nous aurions aimé lire qu’il allait faire pression sur ses amis du
gouvernement pour une baisse des tarifs des trains. Car plus que
l’inconfort, c’est l’inadaptation des horaires et le prix qui limite
l’accès des 25-59 ans au rail.
Un vrai service de bus rural serait le bienvenu. Il grouperait les
usagers adultes et les scolaires, sur des liaisons bien cadencées,
fiables et bon marché, pour que les ruraux puissent se passer
de leur voiture pour une partie de leurs trajets. Un tel service se
développe dans la Manche (Manéo, 50 km pour 2 €).
Une vraie incitation au covoiturage et des aides aux communes
pour faciliter l’usage du vélo dans les bourgs ou vers les groupes
scolaires complèteraient le dispositif. Avec des routes moins
encombrées par des véhicules ne transportant qu’un seul passager,
les aménagements routiers, très coûteux, seraient moins urgents."


Gouverner, ce n'est pas répondre aux attentes tapageuses
d'électeurs qui raisonnent avec des schémats du siècle passé,
mêmes si leurs demandes cherchent à résoudre de réelles
difficultés de circulation actuelles. Car les points noirs qu'il est
question de résorber ne sont que provisoires. Et quand on connait
le coût des aménagements routiers, il vaut mieux aider la
population à anticiper les grands changements du siècle qui
commence, atténuer le dérèglement climatique, tenir compte
de la hausse inexorable des coûts énergétiques, répondre au
besoin de cohésion sociale en recréant des lieux de rencontre  :
Si les infrastructures sont bien pensées, les points d'attente
des transports en commun, les véhicules de transports eux
mêmes et ceux utilisés en covoiturage sont autant de lieux de
convivialité qui contribuent à atténuer les ravages de l'individualisme ambiant.

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 18:23
- Que les règlementations concernant le stationnement sur les trottoirs et les bandes cyclables soient respectées. Pourquoi les PV sont-ils majoritairement mis pour des défauts de paiement sur des places payantes, alors que ce type d'infraction ne représente pas un risque d'accident et de gêne grave pour les habitants (au niveau national, il serait souhaitable que la recette des PV profite plus directement aux villes qui les mettent).

- Que l'interdiction de traverser la ville pour les poids lourds de plus de 7,5 t en transit soit effectivement appliquée. Il existe une superbe autoroute, construite sur fonds publics et qui doit donc servir à l'usage collectif. Pourquoi la communauté urbaine ne prendrait-elle pas en charge partiellement la gratuité du contournement Nord Sud de la ville. Ce serait peut-être moins cher que de construire des ronds points sur le boulevard de la République. Les riverains et l'ensemble de la ville seraient moins pollués par cette circulation de transit.

- Que le réseau de pistes cyclables de la communauté urbaine soit régulièrement nettoyé. Cela suppose qu'Alençon dispose du matériel nécessaire (machine étroite capable de passer systématiquement partout)

- Que les bandes cyclables soient délimitées à la peinture rugueuse (comme les bords d'autoroute), pour que les automobilistes soient avertis quand ils les chevauchent.

- Qu'il y ait un stationnement vélo sécurisé à proximité ou dans tous les édifices publics : écoles, administrations...

- Que nos élus montrent l'exemple en utilisant moins leur voiture pour pouvoir mieux l'imposer à une partie de leurs employés. Dans les cas où cela ne gêne pas le service le vélo est souvent plus efficace et rapide (le temps passé à chercher un stationnement est nul). Un vélo de service, s'il est facilement accessible, est plus rapide en ville et bien moins coûteux qu'une voiture de fonction.

- que le Code de la rue (différent du code de la route) soit appliqué dans les centre-ville français comme il l'est maintenant en Belgique (les petits peuples ont parfois de grandes idées !). Il préconise la suppression totale des panneaux et la priorité au plus faible : la voiture laisse la priorité au vélo, le vélo au piéton, l'adulte laisse la place à l'enfant , à l'handicapé... Si deux usagers de force équivalente se rencontrent, c'est priorité à droite...

- Imposer des emplacements de stationnement vélo pour toutes les constructions neuves.
Il existe déjà des places de parking voiture obligatoires, il faut le prévoir aussi pour les vélos. C'est particulièrement important pour les immeubles collectifs et sociaux : les box doivent être individuels, sécurisés, proches de l'entrée.
Il semblerait que celui qui a été prévu pour la résidence étudiants de l'Hôtel de France est typiquement le mauvais exemple : le box est dans le parking souterrain à plus de 100 m, avec escaliers ou ascenseur ! Il serait collectif : si un seul des locataires est voleur, personne n'ose y laisser un vélo en bon état (on se plaint que les cyclistes ne soient pas éclairés mais les dispositifs d'éclairage sont les premiers accessoires volés ou dégradés). Quelqu'un peut-il nous confirmer les informations sur ce garage ?
S'il n'y a pas de cycliste dans un immeuble, l'espace n'est pas perdu : il peut servir à mettre des poussettes, des scooters, des coffres de toit et autres accessoires automobiles ou servir de débarras... ou prêté au voisin qui a deux vélos.
Prévoir un pannel de box de taille et de forme variées pour s'adapter à tous les types d'utilisateurs : des petits box verticaux pour des jeunes qui ont la force de suspendre le vélo par la roue avant, pourvu que le crochet soit accessible et que le mur soit pourvu d'une goulotte qui facilite la montée de l'engin avec un peu d'élan. Des box plus grands pour les familles qui ont plusieurs vélos ou des scooters...
Dans tous les cas, les serrures et les portes doivent être solides. Le local doit être dans un lieu de passage pour que les éventuels voleurs puissent craindre d'être vus.

Essayer d'impulser les découvertes d'Alençon à vélo: découverte du patrimoine-visite guidées- ou avec un forfait week-end Billet SNCF au départ de Paris couplé avec la location de vélos à la gare d'Alençon (voire coupler l'hébergement dans le centre ville -hotel-avec la location gratuite du vélo). La location ou la mise à disposition de vélos à la gare pour les voyageurs SNCF doit être privilégiée pour le long terme.

Ce système de location pourrait aussi avoir pour clients les futurs utilisateurs de la voie verte qui devrait voir le jour sur l'ancienne voie ferrée vers le Perche. Mais les cyclistes (et même les randonneurs) ne sont pas tous favorables à ce projet : trajet très monotone qui ne correspond pas à une destination utilitaire au quotidien et ne traverse pas les châteaux de la Loire. Il risque aussi d'accaparer une partie des finances que les collectivités auraient pu consacrer à des trajets cyclables locaux : liaisons entre bourgs, entre les écoles et les zones d'habitation... Ce projet a au moins l'avantage de conserver cette emprise foncière dans le domaine public. Qui sait, un jour nous devrons peut-être remettre des trains dessus pour désenclaver Alençon !

à vous de nous proposer d'autres idées en mettant un commentaire...
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